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Sud-Kivu : La prison de Kabare, “un mouroir” plus qu’une maison de rééducation (Société Civile)

Située  à une dizaine de kilomètres au Nord-Ouest de  Bukavu  au Sud-Kivu  dans l’Est  de la RDC, la prison centrale de Kabare connait depuis quelques mois le manque de la nourriture, des médicaments pour assurer aux  prisonniers des bonnes conditions de détention.

 « La société civile Kabare alerte sur le mauvais état de la prison centrale de Kabare ou ses pensionnaires vivent toujours dans des mauvaises conditions. Il y a plusieurs maladies qui sont signalées dans cette prison. Il ya aussi la saleté et le manque des latrines pour plus de deux cents détenus actuellement dans cette maison pénitentiaire », révèle  Emmanuel Bengehya, président territoriale de cette structure citoyenne.

« Les maladies les plus signalées sont la fièvre typhoïde, la diarrhée aigüe, des maladies respiratoires mais aussi des maladies sexuellement transmissibles et le paludisme. A part des cas de maladies, ces prisonniers n’ont pas des nourritures et des médicaments », ajoute Bengehya.

Une certaine opinion pense que les autorités devraient prendre des mesures qui s’imposent  pour améliorer les conditions de détention dans cette prison.

Construite  depuis  l’époque coloniale, cette  maison  carcérale  serait transformée progressivement en un mouroir.

Ceci vues les conditions dans lesquelles vivent les prisonniers. Ces derniers se retrouvent   quasi abandonnés suite à l’insatisfaction des besoins fondamentaux de base entre autre l’alimentation et le soin de santé. 

 « A la prison de Kabare, il faut attendre les associations et églises qui font des apostolats une ou  deux   fois la semaine, ceci pour avoir de quoi mettre sous la dent pour  plus d’un prisonnier sans famille dans ce territoire, cette année en cours, trois prisonniers ont perdus la vie dans ce lieu carcéral», renchérit Bengehya. 

La prison de Kabare a connue  en 2017  un manque  criant des nourritures qui avait  occasionné  l’exposition  d’une dizaine des  prisonniers affamés et inerte à l’entrée de cette dernière pour solliciter la solidarité des personnes de bonne volonté. Situation qui risque de se répéter si rien n’est fait dans l’urgence.

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