Société

Kabare : La Fondation Panzi sensibilise les habitants de Kabamba sur le droit à l’héritage et les violences sexuelles.

Échanger avec les habitants de Kabamba sur le droit à l’héritage et les violences sexuelles, c’est l’objectif d’une tribune d’expression populaire que la clinique juridique de la Fondation Panzi noyau de Kabamba a organisée le lundi 15 juin 2020.

Cette activité s’est tenue au complexe scolaire « Marie Mère de l’Amour » toujours à Kabamba dans le territoire de Kabare.

Au cours de cette tribune d’expression populaire il était question de savoir la compréhension de la population de Kabamba sur le droit à l’héritage, donner quelques mesures de préventions des violences sexuelles en suite fournir des explications par rapport à ce que prévoit la loi à ces sujets.

Différentes dispositions du code de la famille portant succession ont été évoqués afin d’aider la population de Kabamba à savoir comment procéder au partage lorsqu’un père ou une mère de famille décède.

Me Aline BAHATI

« Le droit à l’héritage est consacré par le code de la famille d’une manière égale. Lorsqu’on perd l’un de ses parents on est héritière au même titre que les hommes peu importe qu’on soit mariée ou non, femmes vous êtes héritières des biens de votre mari après son décès », a indiqué la coordinatrice de la clinique juridique de la fondation Panzi Me Aline BAHATI au cours de cette activité.

 « Je ne savais pas que les femmes aussi héritent les biens de leur père. Ma belle-famille demande à mon mari d’épouser une autre femme parce que moi je n’ai que des filles. J’ai perdu mes quatre garçons je ne reste qu’avec sept filles et depuis ce jour c’est tout le monde qui demande à mon mari de se trouver un héritier lui disant que dans le cas contraire tous ces biens irons à ma belle-famille après son décès. Mais aujourd’hui grâce a cette tribune d’expression populaire que vient d’organiser la clinique juridique de la fondation Panzi je sais que mes filles ont aussi droit à l’héritage et si ma belle famille n’accepte pas je connais où m’adresser », a pour sa part renchérit Muhindo CIKONDO, l’une des participantes à la  tribune d’expression populaire

D’autres hommes se sont engagés à faire participer les femmes dans les questions d’héritage.

Ils se sont aussi engagé à sensibilisés les autres qui n’étaient pas présent à cette activité.

Hélène BUJIRIRI

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