Société

Kabare-Nord : Le manque des cimetières à la base des conflits entre locataires et bailleurs

L’insécurité devenue chronique dans plusieurs villages du territoire  de Kabare surtout sur sa partie nord, a poussé, il y a une décennie des milliers de personnes à fuir leurs domiciles à la recherche des endroits un peu stables dont les centres commerciaux et autres grandes agglomérations dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Certains d’entre-eux ont pu acheter des parcelles ou ils ont construit des maisons tandis que d’autres demeurent de locataires dans ces entités dépourvues des cimetières avec des démographies galopantes.  

Si parmi les bailleurs, il y a ceux qui acceptent aux locataires d’enterrer les leurs dans leurs parcelles, d’autres s’opposent à cette pratique jusqu’à créer des conflits entre les deux parties.

A Businde au centre commercial de Kavumu à 30 kilomètres au nord de la ville de Bukavu, par exemple, en date du 16 Mai 2020 une femme a perdu son enfant.

Etant locataire, elle a manqué ou enterré sont enfant suite au refus du bailleur.

Le bailleur s’est opposé à l’idée parce que sa parcelle est trop petite, soit huit mètres carrés.

Après plusieurs négociations avec les autorités locales du village, le voisin a fini par céder une place pour enterrer le corps, une situation qui a créé une incompréhension entre l’homme et sa femme qui n’était pas d’accord.

« Je ne suis pas pour avec mon mari qui vient de céder une place dans notre parcelle pour enterrer l’enfant du voisin, la présence d’une tombe dans la parcelle va effrayer les enfants, pour le protéger, je suis obligé de les emmener chez leurs grands-parents », s’exprime Francine, 42 ans, Mère de 5 enfants.

Le même besoin est aussi ressenti en groupement d’Irhambi katana ou  selon le président de la société civile locale,  contacté par votre journaliste sans épargner le centre commercial de Miti qui a accueilli plusieurs personnes en provenance de Kalonge, Bunyakiri, Bushumba et dans les périphéries du Parc National de Kahuzi-Biega.

Contacté,  les autorités compétentes de Bugorhe et un élu du peuple de Kavumu Bugorhe CUBAKA KARATWE reconnaissent que le manque des cimetières est un vrai problème dans leur milieu.

« Seule l’implication des autorités provinciales et la chefferie de Kabare peut trouver de solution à ce besoin du peuple qui reste une urgence pour la communauté de Kabare », fait savoir KARHATWE.

Hobereau KITUMAIN NGUFU

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