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Visite du village de Muyange, anciennement contrôlé par Jean-Marie Kasula (PNKB)

Peu à peu les villages contrôlés par les inciviques commencent à vivre un vent de liberté autour du parc de Kahuzi-Biega. Malgré l’arrestation de nombreux chefs rebelles ce derniers temps, les responsables du Parc de Kahuzi-Biega ainsi que les autorités provinciales savent que la situation sociale reste encore fragile dans ces anciens villages anciennement occupés. Dans le cadre des efforts entrepris par le directeur du parc De Dieu BY’AOMBE, continue, avec les membres du personnel de l’aire protégée, de visiter les victimes des violences et privations subies sous le joug des hommes armés.

Le directeur du site a rendu visite à Muyange, dans le territoire de Kabare.

En cette journée du 18 juin 2020, quel n’a été la joie des habitants de ce village de voir une forte délégation leur rendre visite. En effet, une équipe du parc de Kahuzi-Biega et quelques membres des associations environnementales sont arrivés après un parcours à travers les routes désormais sûres de cette zone du Sud-Kivu.

C’est fini, l’époque où Jean-Marie KASULA semait la désolation et la terreur dans ces villages qu’il contrôlait. Son action a pris fin le 31 janvier 2020 lors de son arrestation par les forces de sécurité, justement à Muyange.

Lors de cette arrestation, ce criminel qui croupit actuellement en prison, était accompagné de ses sept lieutenants dont deux femmes. Ils ont ensuite été présentés aux autorités judiciaires qui l’ont jugé à Miti, au cours d’une audience foraine (les juges se sont déplacés en prison). Le chef a été condamné à des lourdes peines de prison.

Après cette condamnation, les habitants de Muyange se sont approchés des gestionnaires du parc dans le cadre des relations de dialogues entreprises par ces derniers. C’est dans ce cadre que la visite de ce jeudi a eu lieu sur place. Les visiteurs n’étaient pas allés les mains vides. Ils ont apporté des vivres pour ces derniers ainsi que des masques de protection, utiles pour cette période de pandémie qui sévit toujours.

Les membres de la société civile environnementale avec une équipe du PNKB à Muyange

Une situation difficile mais non insurmontable

Les visiteurs ont constaté la situation difficile que vit cette population. Ils notent également qu’il n’y pas d’efforts insurmontables à faire pour redonner le dynamisme de cette population meurtrie par au moins deux ans d’atrocités.                          C’est pour cela que le directeur s’est conforté à l’idée de continuer à travailler en parfaite collaboration pour permettre aux habitants de Muyange comme à tous les riverains de pouvoir vivre mieux et contribuer à protéger la faune et la flore. Désormais, conclut-il les efforts seront fournis pour aider cette population à arriver à l’autosuffisance, mais aussi à pouvoir vivre du tourisme qui promet des beaux jours dans ce parc nommé troisième meilleur site de l’écotourisme d’Afrique en 2018.

Durant cette période de pandémie le parc de Kahuzi-Biega est toujours fermé aux visites. Cette situation fait aussi que les revenus s’amenuisent. Ces difficultés certes passagères font suite à une période où il n’a pas été possible aux visiteurs de venir à cause d’une certaine presse qui grossissait les crimes commis aux alentours du parc et qui salissaient sa réputation. Pour la plupart de temps, la zone touristique, composée de la partie ouest « Tshivanga » était hors de cette tumulte. Elle était sécurisée. Pour preuve, des nombreux groupes sont encore arrivés pour les visites, et ce, jusqu’à la mi-mars.

Les éco-gardes et toutes les équipes des soignants ainsi que les administratifs sont sur pied de guerre pour consolider cette période nouvelle qui commence. Le parc est fermé pour le public, mais pas pour eux qui continuent à travailler pour protéger la faune et la flore du site, toujours classé sur la liste du patrimoine mondial en péril. Il y a espoir que bientôt le Kahuzi-Biega sorte de cette liste et que les efforts des gardiens soient récompensés

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