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Clôture du mois dédié à la JMLP : Une lettre poignante à Son Excellence Monsieur le Président Félix Tshisekedi

Dix-neuf ans après le tragique assassinat de ses parents, Grâce Israëlla Mambu Kangundu Ngyke, fille du journaliste Franck Ngyke Kangundu, brise le silence pour réclamer justice et reconnaissance. Dans une lettre ouverte poignante adressée au Président de la République, Félix Tshisekedi, Mme Ngyke retrace le drame qui a brisé sa vie et celle de ses frères et sœurs. Elle y exprime sa douleur, son indignation et son appel à la justice pour que le sacrifice de son père, défenseur infatigable de la liberté de la presse, ne soit pas vain.

“Cette lettre se veut non seulement un appel de détresse d’une orpheline, mais surtout d’une chevalière de la plume, à l’image de mon regretté père”, écrit-elle. “Je crois en la justice de mon pays et à la reconnaissance par la patrie du sacrifice suprême de tous ces combattants de la démocratie.”

Mme Ngyke rappelle le traumatisme vécu par sa famille suite à l’assassinat brutal de ses parents. “Nos études ont été interrompues, notre avenir a été lourdement impacté tant physiquement que moralement”, confie-t-elle. “Nous avons traversé cette période de colère, d’incertitude et d’insécurité sans aucun suivi médical ou psychologique.”

Malgré la douleur et l’adversité, Mme Ngyke a trouvé la force de poursuivre le combat de son père pour une presse libre et démocratique en République Démocratique du Congo. “J’ai décidé de reprendre le combat de mon père loyalement, pacifiquement avec le même objectif : la liberté totale de la presse congolaise”, déclare-t-elle.

Elle salue l’accession au pouvoir du Président Tshisekedi et son engagement pour l’instauration d’un État de droit. “Votre accession à la Magistrature Suprême est venue conforter davantage ma foi en une justice équitable à tous et surtout à la reconnaissance nationale de tous les journalistes ayant subi le même sort tragique que mes parents”, souligne-t-elle.

Un plaidoyer pour les victimes et la démocratie

Mme Ngyke lance un appel pressant au Président Tshisekedi pour qu’il prenne des mesures concrètes afin de rendre justice aux journalistes assassinés et de reconnaître leur sacrifice pour la démocratie. “Ce combat n’est pas seulement celui des enfants Ngyke, mais celui de toute une génération de Congolais épris de paix et de liberté”, affirme-t-elle.

Elle conclut sa lettre en espérant que “le cycle d’impunité dans le dossier des assassinats des journalistes congolais sera levé” et que “ces héros de la liberté de la presse locale seront enfin reconnus comme martyrs”.

Un message d’espoir et de détermination

La lettre de Grâce Israëlla Mambu Kangundu Ngyke est un cri du cœur poignant, mais aussi un message d’espoir et de détermination. Elle rappelle au Président Tshisekedi et à l’ensemble du peuple congolais l’importance de la liberté de la presse et du combat pour la justice.

En ce mois de mai, dédié à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la voix de Mme Ngyke résonne comme un appel puissant à ne jamais oublier les journalistes qui ont payé de leur vie leur engagement pour la vérité et la démocratie.

  • Egide Kitumaini

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